Carrière et réseaux sociaux : je t’aime, moi non plus

J’entends régulièrement que les réseaux sociaux sont indispensables aujourd’hui en tant qu’entrepreneur ou pour développer sa carrière. On ne peut pas faire autrement …Il n’y a pas le choix ! Est-ce réellement le cas ? Peut-on décemment en 2020 se couper des réseaux sociaux et réussir professionnellement ?

« Attention, ça va couper !« 

En décembre 2019, j’ai tout coupé. Paf. J’ai enlevé les applis des réseaux sociaux sur mon smartphone : Instagram et LinkedIn (twitter et facebook avaient fait l’objet d’une précédente purge) et pris la décision de ne plus m’y connecter.

Cette décision est le fruit d’un sentiment de mal être quand je sortais de mes errances de scrolling à l’infini. Je ressentais une vraie addiction et cela ne me plaisait pas. Je pouvais être dans un moment sympa et commencer à machinalement checker mon téléphone. Je pouvais être en train de jouer avec mes enfants et, me retrouver sans m’en rendre compte, à scroller sur Instagram.

J’avais tenté un arrêt temporaire d’Instagram l’été dernier mais plus sous forme de digital détox. Or c’était revenu exactement comme avant. Cette fois-ci, j’ai ressenti le besoin de complétement arrêter. La réflexion a démarré en regardant un webinaire d’Alexandra Franzen qui rappelait qui rappelait qu’à la fin de notre vie, pour certains d’entre nous, nous aurons passé en cumulé plusieurs années de notre vie sur les réseaux … 🙁 Et qu’il était relativement peu probable qu’en faisant le point sur notre vie écoulée, nous nous disions : « si j’avais su, je regrette de ne pas avoir plus tweeté ! « 

Elle a dit dans son webinaire quelque chose qui m’a marqué. Elle a dit que les réseaux étaient « optional, not mandatory ». Cette phrase m’a donné l’autorisation de ne pas suivre l’injonction sociale de « Jacques a dit : si tu veux réussir aujourd’hui, tu ne peux PAS faire l’impasse sur les réseaux sociaux ? ».

Je reconnais que les réseaux sociaux permettent à certains de se sentir connectés, soutenus; à d’autres de s’inspirer, de partager et de communiquer sur leur travail, leurs réussites; à d’autres encore de réussir leur business comme ces Instapreneurs par exemple ou encore de défendre et d’éduquer sur une cause qui leur tient à coeur. Ce sont bien sûr des outils incroyables.

Moi, je n’y trouvais pas tout cela. Ou du moins, j’y trouvais parfois certaines choses mais au prix d’un sentiment de gueule de bois : je me retrouvais souvent écoeurée, sans énergie, parfois triste. Cela me prenait beaucoup d’énergie pour gérer ces voix du jugement, de l’angoisse et de la comparaison.

Pfff, mais n’importe quoi ce post, pour qui il se prend ?

Ah ces commentaires, c’est horrible, quelle violence, dans quel monde vit-on ?

Oh mince, je fais pas ça moi ! Elle a l’air beaucoup plus successful que moi !

Etc

Se couper du monde pour se reconnecter à soi

Est-ce nécessaire ? Au fil des années, cela l’a été pour moi. Sur les ondes, l’information en continue, négative et anxiogène. Sur les réseaux, les images qui défilent, idylliques. Je ne me reconnaissais ni dans l’un ni dans l’autre. Rien n’était juste pour moi. J’ai donc arrêté les infos et les réseaux sociaux.

Et je ne suis passée à côté d’aucune news qu’il aurait été dommage pour moi de ne pas connaître. A la rigueur ai-je eu quelques heures ou jours de retard. Mes amis, des connaissances, des personnes d’associations professionnelles, me racontent ce qui les a marqués. Des newsletters auxquelles je suis abonnée m’informe également sur différents sujets. Et ma mère me tient consciencieusement informée de toutes les catastrophes du monde ! 😉 Vraiment, j’ai encore de la marge avant d’être complètement coupée du monde.

En revanche, j’essaie, autant que possible, de choisir mes combats plutôt que de m’émouvoir de tout et rien en continu.

Aujourd’hui le temps que je dégage en ne me connectant plus aux réseaux m’a permis de me connecter un peu plus à ma créativité, à des découvertes autrement ou encore à mon besoin de prendre du temps pour moi suite à un deuil.

Et je commence à perdre le réflexe, en voyant une situation ou une image, de me dire « Ah je pourrais le publier, il faudrait que je mette ça en légende, etc ». Je ne prenais même pas le temps de savourer le moment que je l’adressais déjà à d’autres. Par goût des likes, de nouveaux followers, la perspective de clients potentiels. Aujourd’hui j’essaie de regarder un peu plus attentivement ce qui m’entoure et pas, dans le seul but d’en faire une photo pour la publier.

Bilan

Après presque 3 mois, je me sens plus alignée. Je n’ai plus cette sensation de décalage ou de nausée à la suite d’une session sur les réseaux sociaux.

Je ne suis pourtant pas à 100% coupée des réseaux, je n’ai pas enlevé mes profils mais je ne me connecte plus ou uniquement dans un but particulier qui me prend quelques minutes.

Je reçois par exemple des mails pour les messages ou les demandes de contact sur LinkedIn et il m’arrive encore de l’utiliser pour chercher quelqu’un ou le contacter.

Je suis allée sur Instagram il y a quelques jours sur la page de mon podcast uniquement (j’en avais aussi une pour BECOME) pour publier la photo du 4ème épisode. Là encore, cela m’a pris une minute. Et à voir si je garde cette page à terme.

Pour communiquer, j’utilise ce blog, ma newsletter, mon podcast « C’est quoi ton job? » et je souhaite développer des interventions ponctuelles via des associations sur les thèmes qui me tiennent à coeur.

C’est loin d’être parfait : en ces temps de confinement avec le Covid-19, je me suis retrouvée à checker Facebook suite à un mail reçu et à regarder quelques posts sur LinkedIn et même à rire aux éclats à ce compte Instagram avec tous ces derniers posts hilarants sur le confinement. Pourtant cela n’a rien à voir avec ce que cela aurait été il y a quelques mois. Et à chaque connexion, cela a duré uniquement moins de 5 minutes sans me retrouver à passer en revue tout et n’importe quoi.

A date, entre décembre et le début de la pandémie, je n’ai pas vu d’impact sur ma clientèle. Sans doute que cela me fera rater certaines opportunités mais le mieux être que je ressens aujourd’hui le vaut largement.

Alors, si ce sujet vous interpelle, à votre tour de faire le bilan,sans culpabilité, le but étant de savoir pour vous quel est votre niveau adéquat de connexion :

  • Dans votre quête d’épanouissement professionnel comme personnel, qu’est ce que les réseaux vous apportent, qu’est ce que cela vous permet ?
  • Savez vous combien de temps vous passez par jour/ semaine sur les réseaux sociaux ?
  • Si vous ne scrolliez pas, que feriez-vous à la place : pour vous , pour avancer sur vos questionnements, pour les autres ?
  • Comment vous sentez-vous après avoir utilisé les réseaux sociaux ?
  • Si vous souhaitez changer quelque chose à vos habitudes, qu’est-ce qui vous semble accessible ?

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Si vous avez réussi à trouver une manière de gérer les réseaux sociaux qui vous convienne vraiment, n’hésitez pas à la partager en commentaire.

Sinon, attention ça va couper ! 😉

Une réponse à “Carrière et réseaux sociaux : je t’aime, moi non plus”

  1. Caroline dit :

    Quel soulagement le jour où, sur un coup de tête j’ai supprimé l’appli Facebook de mon téléphone ! Depuis j’ai « caché » LinkedIn et IG de mes pages d’accueil : résultat, une diminution drastique de ma consultation d’IG, par contre des résultats très mitigés pour LinkedIn….Cet article me motive pour me reposer les bonnes questions et aller un peu plus loin, merci ! Un bon soutien aussi : la lecture du livre Essentialism de Gregor McKeown.

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