C’est quoi ta spécialité ?

Dans un dernier post je suis revenue sur les origines de BECOME. Ce que je n’ai pas dit c’est que pendant 4 ans j’ai tâtonné et trébuché à chaque fois que l’on m’interrogeait sur ma « spécialité » en tant que Coach, « Coach de quoi ? De quelles problématiques en particulier ? ».

Je bouclais sur cette question encore et encore.

L’AUTO-sABOTAGE

1) Le Networking

Quand suite à une conférence ou dans le cadre d’un cocktail, je ne connais personne, ce n’est pas naturel pour moi d’aller me présenter et échanger avec le premier venu. Il y a plusieurs mois, j’étais dans cette situation. La gorge un peu serrée. Mais « il faut networker ! ». C’est écrit dans le guide du parfait entrepreneur. Allez Clémence, prend ton courage à deux mains et lance-toi dans l’arène ma fille, va réseauter !
Glourps.
En général, je regarde autour de moi. J’essaie d’identifier la personne la plus avenante mais qui n’affiche pas non plus le sourire Colgate qui sonne faux. Cette fois-ci, je me rapproche du buffet, j’écoute un début de conversation et me retrouve finalement à parler à un coach-psy-hypnothérapeute, une espèce en voie de développement …

  • Alors, que fais tu ici ? Qu’est ce tu fais dans la vie ?
  • J’ai mon cabinet depuis quelques années. Je suis Coach et formatrice…
  • Ah oui, Coach en quoi alors ? C’est quoi ta spécialité ?

Je me mets à parler de ce que je fais mais sans grande conviction, presque en m’excusant. En me jugeant à chaque phrase (« bof ! » dit la petite voix). Il ne pose pas de questions et est visiblement dans les starting-blocks . Il prend la fin de ma phrase comme une autorisation à démarrer et se présente à son tour. J’écoute. Quand il se décrit, j’en ai la nausée. A l’entendre, il a tout vu, tout compris et son discours pue le discours de vente de lessive du personnage en haut de la montagne : le vénérable du sommet du dessin-animé des 12 travaux d’Astérix : « Olympe la lessive des dieux qui lave plus blanc que blanc ».
La petite voix vient me dire :
«  Tu te prends pour qui ? Tu juges un peu facilement non ? Peut-être parce que cette personne te semble avoir du succès, non ? ».

Je ne me sens pas au top. J’ère de personne en personne et me retrouve finalement avec une amie que je n’avais pas vue depuis plusieurs mois. Nous ne sommes pas là pour nous vendre réciproquement des choses et dire à quel point nous sommes géniales et exceptionnelles chacune dans notre domaine. Nous passons juste un bon moment.
D’un point de vue networking, on pourrait dire que je n’ai pas été efficace mais je sais que le côté factice m’est insupportable.

2) Tenter la version simple et sincère

Plutôt que de m’en vouloir, j’ai décidé à l’issue cette soirée de travailler sur mon discours en arrêtant de me juger trop sévèrement.
L’erreur que je commettais jusque là : avoir tenté de me définir en ayant comme repère  le jugement de la personne face à moi avec une barre mise très haut, presque hors de portée :
«  Ton interlocuteur doit trouver cela génial, clair et percutant ».
Tout était réuni pour en conclure systématiquement « c’est nul ce que tu racontes là, ils l’ont déjà entendu 50 fois ». Si cela vous dit, essayer de faire l’exercice, et de pratiquer l’auto-censure avant de parler d’un sujet qui vous tient à cœur, votre discours aura bizarrement beaucoup moins d’impact.

Peut-être que mon message n’est pas totalement nouveau mais il y a sans doute x manières de le dire et de l’incarner. Peut-être que ma spécialité n’est pas unique mais il existe x approches / sensibilités différentes pour une même problématique.

Je ne suis pas là pour vendre à une entreprise quelque chose dont elle n’a pas besoin.
Que ce soit dans le cadre d’un entretien d’embauche ou d’un entretien commercial, il me semble nécessaire de se placer d’un point de vue de partenariat. Je me suis simplement rappeler et appliquer à moi-même (oui l’histoire des cordonniers…), ce que je rappelle aux personnes que j’accompagne qui passent des entretiens d’embaûche:

  • l’entretien est une opportunité pour les 2 parties de se choisir, pas uniquement pour le recruteur. Les entreprises ne leur font pas une fleur en les embauchant, c’est un échange de valeur (service contre argent) et tout le monde ressort gagnant.
  • Autant être aussi sincère et soi-même que possible pour que l’on vous choisisse pour de bonnes raisons et pas pour être cet ersatz de vous que vous avez prétendu être le temps d’un entretien

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Si vous y réfléchissez quelques minutes, sauriez vous dire ce qui fait votre talent ? Votre unicité dans votre domaine ?
Sauriez-vous en parler simplement à un inconnu ?

 

Pour les aficionados des « 12 travaux d’Astérix » et pour  les chanceux qui ne connaissent pas encore, 3 minutes pour dérider vos zygomatiques :

https://www.youtube.com/watch?v=Zdzr3iMdqBU

 

 

 

 

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