Cette année, je sors de ma zone de confort … ou pas ?

Dimanche dernier, je suis sortie de ma zone de confort. J’ai fait quelque chose complètement impensable pour moi quelques années avant. J’ai participé à un stage de chant. Nous étions 15.

Je prends des cours individuels depuis quelque temps, à l’origine parce que je n’aimais pas ma voix. Là je suis allée plus loin. Pour la première fois, je me suis fais violence pour dépasser ma peur de chanter devant d’autres personnes, ma hantise d’être jugée, mon angoisse de me planter etc.

Résultat : les gens étaient très sympas, de niveaux différents, sans jugement et plusieurs avec les mêmes appréhensions que moi. J’étais ravie de l’avoir fait. J’ai senti que j’avais franchi un nouveau pas dans ma gestion du regard de l’autre.

Mais après tout, rien ne nous y oblige à passer par cet état d’inconfort voire de stress. Alors, sortir de sa zone de confort est-ce absolument nécessaire ?

ZONE DE CONFORT, LE MYTHE DES PANTOUFLES

Quand certaines personnes se déclarent insatisfaites de leur job et ont peur de se lancer dans l’inconnu d’une nouvelle boîte, d’un nouveau métier ou dans l’entreprenariat par crainte de sortir de leur zone de confort, je me dis que leur situation actuelle me semble pourtant tout sauf confortable.
Quand j’entends zone de confort, je pense plutôt à des charentaises et un gros pull lavé avec avec Mir laine, avec adoucissant (« C’est doux. C’est neuf ? »), qu’au quotidien au sein d’un poste qui ne nous plaît plus depuis longtemps.

D’après Wikipédia, la zone de confort correspond à « un état psychologique dans lequel une personne se sent à l’aise. Dans cette zone, elle peut garder le contrôle tout en éprouvant un faible niveau de stress et d’anxiété. Dès lors, un niveau constant de performance est possible. »
La zone de confort revient finalement à l’ensemble de nos habitudes, de notre routine. Les choses nous sont familières et d’une certaine manière « confortables » qu’elles soient agréables ou non.

Cependant, personnellement, je doute que le fait de devoir gérer au quotidien une hiérarchie infantilisante ou un collègue agressif ou encore d’effectuer régulièrement des tâches vides de sens soit de nature à garantir « un niveau constant de performance » sur le long terme.
Il est vrai pourtant que ce que l’on connaît nous rassure même si ce que l’on connaît est insatisfaisant.
J’entends parfois des coachés me dire en parlant de l’éventualité de quitter leur boite :

« On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on gagne …»

Effectivement dans le cas d’un nouveau job et a fortiori dans le cas où on se lance à son compte, il y a cette grande inconnue que ne manquera pas de nous répéter notre entourage dopé aux news anxiogènes du quotidien sur le thème de « la vie est dure, la vie est un combat, c’était mieux avant etc ».

« Waouh, ah oui ? Dis donc, c’est le grand saut ! »
« Mais t’es sûre, t’as quand même la sécurité là ou tu es … »`
« Tu sais, c’est très dur …».`

Après quelques minutes, vous qui aviez fini par vous convaincre que c’était la bonne décision et que ça allait bien se passer, vous n’en êtes plus si sûre … Vous alterner entre l’envie furieuse d’envoyer valser votre interlocuteur ou celle d’envoyer plutôt valser tout votre projet et de reprendre votre vie comme avant. Ne rien changer. Rester dans la dite zone de confort.

APRES TOUT, JE RISQUE QUOI ?

Avant de créer BECOME, j’hésitais à quitter mon job salarié et j’ai choisi de démarrer un accompagnement sur ce sujet en particulier. A un moment où je devais prendre ma décision, ma psy m’a lancé « Dans quel cas risquez vous le plus ? Si vous restez ou si vous partez ? »
La réponse était évidente : je risquais beaucoup plus à rester dans ma fameuse zone de confort, à regretter de ne pas avoir essayé, à continuer à faire un job qui ne m’intéressait plus qu’à tenter l’aventure que tous me déconseillaient. (trop jeune, pas assez commerciale, trop de concurrence, etc…)

La société ne valorise pas beaucoup l’erreur et se lancer dans l’inconnu c’est assumer l’idée de pouvoir rater, d’avoir le droit d’apprendre en faisant certaines erreurs, d’essayer de nouvelles choses et ne pas être à son meilleur niveau dès le début.

Pour autant se reconvertir ou se lancer dans l’entreprenariat ne veux pas dire sauter d’un coup du plus haut plongeoir ni se planter systématiquement. Vous pouvez y aller par étape. Vous pouvez vous préparer. Vous pouvez identifier des plans B, des assurances…
J’ai pris des cours de chant régulièrement pendant presque 4 ans avant d’oser chanter devant une seule autre personne que ma prof.
J’ai été coach interne pendant plus de 3 ans avant de me lancer à mon compte.

Et ensuite une fois que l’on a franchi le pas, les premières fois que vous faites quelque chose pour la première fois se multiplient.
Le quotidien d’un entrepreneur se retrouve dans ce sentiment d’apprendre en permanence , de stretcher ses compétences régulièrement.
Écrire ce blog fait clairement partie de ma zone d’apprentissage.
Elle faisait presque partie de ma zone de panique il y a quelques temps.

Créer sa boite n’est pas l’unique apanage pour sortir de sa zone de confort. Que vous soyez salarié, freelance ou entrepreneur, à vous de décider si votre zone de confort vous convient et quelle zone d’apprentissage vous souhaitez découvrir et pour quelles raisons.

Dans la vidéo ci-dessous Inkowation vous explique que pour aller explorer hors zone de confort, vos motivations doivent surpasser vos peurs. Votre envie doit faire taire vos peurs. Alors, on monte sur le plongeoir ?

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Et si votre driver était votre rêve ? Et si vous valorisiez le fait d’essayer, de tenter, d’y aller à votre rythme ?

Et vous risquiez plus à ne pas sortir de votre zone de confort qu’à y rester ?

 

 

 

 

 

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