To be or not to be a coach ?

Vous allez me prendre pour une folle mais à la fois j’adore et je déteste mon métier.

Comment est-ce possible ?

J’adore accompagner,  j’adore rencontrer de nouvelles personnes, les découvrir, les comprendre, les voir évoluer parfois, les voir buter aussi, prendre de grandes décisions ou de toutes petites, les voir vivre finalement et toucher du doigts certains de leurs rêves ou changer de rêve au passage.

J’adore accompagner des femmes, futures ou jeunes mamans, à trouver ce qui fait leur force, à ne pas s’excuser professionnellement d’être enceinte ou d’avoir des enfants en bas âge, à prendre conscience de ce qu’elles veulent vraiment, à se détacher (un peu) du regard des autres, à demander une augmentation, à souhaiter une évolution.

J’adore accompagner des équipes et des petites entreprises à accoucher de leur stratégie, à se dévoiler, à mieux se comprendre, à mieux vivre et travailler ensemble.
Tout ça c’est le kiffe et c’est plus que les 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber.

Donc ça c’est le top, ça c’est pourquoi il n’y a aucun matin où je regrette ma décision d’avoir créé ce cabinet et de ne plus être salariée. Parce que tous les avantages dépassent largement pour moi les contraintes associées au fait d’être à son compte.
Largement.
Et tous les jours.

Bon alors de quoi tu te plains ?
D’où tu détestes ton métier avec ce que tu racontes là ?

J’y viens. Je déteste quand je dis « je suis coach » et qu’on me répond , « moi aussi , mon ex-femme aussi, mon oncle est en train de se former et ma collègue vient juste d’être diplômée. Quant à ma meilleure amie elle y réfléchit »
Je déteste quand je croise des gens qui m’annoncent qu’ils sont coachs alors qu’ils me donnent envie de prendre mes jambes à mon cou, de dire « ah, merci , au revoir » (je suis polie quand même) et de m’enfuir. M’enfuir le plus loin possible car en moi il y a un gyrophare qui s’est allumé, et la sirène s’est mise à hurler « warning, warning, this is an emergency, cette personne n’est pas digne de confiance ».

Oui c’est sans doute un peu extrême. Et ce n’est pas leur donner leur chance. Mais dans la vraie vie justement, je leur donne un peu plus leur chance et leur accorde quelques minutes qui me font systématiquement me sentir mal en me disant « mais comment peut-on faire le même métier et avoir des valeurs si opposées ? »

Parfois c’est juste en tombant sur des sites internet de coachs et cela me donne de l’urticaire. J’ai le sentiment de l’avoir déjà vu 100 fois et/ou que cela dégouline de bons sentiments, d’expressions ridiculement naïves voire niaises et que je me pose encore cette même question : « fait-on vraiment le même métier ? » (Je ne doute pas que ces mêmes coachs puissent se faire la même réflexion me concernant).

Je suis bluffée et parfois énervée que la moitié des personnes qui se reconvertissent deviennent coach (cette statistique comme mes tweets, n’engagent que moi et n’a, à ma connaissance, jamais été validée  😉 ). D’autant que dans mes clients, depuis 4 ans, cela n’a jamais été le cas mais autour de moi je l’entends tellement souvent. Et j’ai le sentiment inexpliqué que cela discrédite mon métier. « Je ne sais pas quoi faire, ah tiens, je vais faire Coach. »

Et pourquoi ? Pourquoi n’auraient ils pas tous le droit de devenir coach après tout ? Bien sûr cela fait de la concurrence mais excepté l’argument commercial, d’où décider de qui pourrait ou ne pourrait pas être coach. Qui suis-je pour dire cela ? Personne. Juste moi. Juste moi qui me fait penser à ma fille de 18 mois qui ne veut pas prêter son jouet.

« Moi ! Moi ! » et là, elle va pour récupérer son jouet en donnant parfois une petite tape à son frère au passage.

Aparté : Que les choses soient claires, aucun coach n’a jamais été maltraité pour les besoins de cet article !

Mais est-ce vraiment cela ? J’adore tellement mon joujou le coaching que je ne veux le prêter à personne ou seulement à quelques personnes en qui j’ai confiance ? Ces coachs que j’apprécie ne sont pourtant pas des clones, ils ont des approches différentes, des personnalités et des comportement assez éloignés de moi parfois. Alors qu’est ce qui fait que eux, cela ne me pose aucun problème, au contraire, je suis ravie si j’ai l’opportunité de travailler avec eux et apprendre d’eux. Et d’autres, cela m’agace. Cela m’agace vraiment.

Après tout, j’imagine qu’il y a autant de manière de faire du contrôle de gestion que de contrôleurs de gestion, autant de manière d’approcher la thérapie que de thérapeutes. Sûrement.

Ce qui est sûr c’est que je me sens complètement en décalage quand je vois une unique alternative :

  • le coach un peu barré, un peu cucul la praline, un peu mystique
  • le coach très axé commercial , performance et conseils

Je déteste quand il y a une démarche commerciale si énorme que cela pollue la relation. Que le ou la coach qui est devant moi ou parfois mets des commentaires sur les réseaux sociaux qui sont en fait des commentaires pour vendre sa soupe et se placer.

Je trouve indécent que certains coachs ou certaines formations de coachs considèrent la supervision et la thérapie comme une variable d’ajustement, comme pas forcément obligatoire.

Peut-être que je dois simplement accepter que ces coachs qui m’énervent au plus haut point auront des clients qui ne seraient jamais venus me voir ou que j’aurais dû refuser. Peut-être que sous les termes de coach et de coaching se cache une myriade de définitions personnelles. Peut-être.

Peut-être que je peux juste me contenter de dire j’adore mon métier et que j’y tiens tellement que je perds parfois mon sens de l’ouverture et de la tolérance comme si j’étais la gardienne du temple.

« Bon, allez je veux bien partager mon jouet, mais tu ne l’abîmes pas hein ? »

 

 

 

 

 

 

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